6 "Pit Bulls" sélectionnés pour faire de la détection de stupéfiants


SAN ANTONIO - Six chiens de type Pit Bull ont été formés pour devenir officiellement des chiens de détection de stupéfiants K-9 certifiés, afin d’aider les policiers locaux à appliquer de la loi à travers les États-Unis. "Sans ce programme, il y aura beaucoup de chiens qui seraient abandonnés", a déclaré Brad Croft, le directeur des opérations d’Universal K9.

Les K-9 ont été formés par Universal K9 à San Antonio, avec le financement fourni par Animal Farm Foundation's Detection Dog Program, un organisme s’opposant au bannissement de certaines races et ayant aidé les experts du Québec à accumuler de la documentation.

Le député de la patrouille Brandy Demoll, avec le département du shérif du comté de Pike au Mississippi, a déclaré que Hercules, un chien croisé de type Pit Bull, sera le seul K-9 du comté. Celui-ci a aussi affirmé qu'il y a des idées infondées qui circulent sur les "Pit Bulls". "Tout ce qu'ils veulent, c'est l'amour, et pouvoir jouer en brûlant leur énergie", a déclaré Demoll.

Un autre manipulateur du K-9, Dawn Havens, a déclaré que Kara, le K-9, est spéciale, car elle sera la première troupe de la police K-9 au Colorado. "Une grande désinforation. Ce sont les meilleurs chiens, les plus fidèles, que n'importe qui peut posséder", a déclaré Havens.

Montréal, de son côté, a voté un règlement bannissant les chiens de type Pit Bull en septembre dernier, malgré le fait que le maire, Denis Coderre, avait déclaré en juin 2016 que : «dans les années 1970, c'était le doberman. Dans les années 1980, le berger allemand. Là, c'est le Pit Bull. C'est pas juste une race, mais la notion de chien dangereux».

Pourquoi le maire a-t-il notamment changé d’avis? Non pas pour une question de sécurité publique, mais pour un sondage Twitter et sous une pression des journalistes. Dans un de ses échanges avec Dutrizac, on retrouve notamment cet échange :

DC: «...mais avant de commencer à dire, sur un coup d’émotion, qui est tout à fait légitime... BD: Un coup d’émotion? Il y a une femme qui morte! Parlez-moi pas d’émotion, parlez-moi de bon sens! DC: Benoit...Arrête de me faire passer pour ce que je suis pas. Je suis en cal*sse, moi aussi! Pis je suis en maudit, pis ça m’écoeure! BD: C’est ça que je veux entendre!»

[Source : Journal de Montréal]

On a ici la preuve que ces chiens peuvent être dressés de manière irréprochable, et que leur bannissement est un enjeu politique/médiatique, mais pas une question de sécurité publique.