Montréal oblige un refuge familial à fermer ses portes


Le mercredi 5 juillet, le Refuge et Pension Poncho a reçu une visite de la patrouille de contrôle animal de la ville de Montréal. Celle-ci a annoncé à la propriétaire des lieux qu’elle avait deux jours pour placer ses protégés, sinon la ville agira (et les saisira donc).

Ce petit refuge familial qui a emménagé à Pierrefonds-Roxboro au courant des derniers mois, rencontre des problèmes avec la ville depuis son arrivée. En effet, dès le début, on l’a averti qu’aucun chien de type Pit Bull ne pourrait rentrer sur le terrain, ni même être placé en familles d’accueil.

Le refuge a donc respecté ces conditions, mais depuis plusieurs semaines un(e) voisin(e) fait des plaintes répétées qui sont injustifiées. Même lorsque les chiens sont dans la forêt, des signalements de jappements étaient faits pour nuire au refuge. Cela a mené la sécurité du quartier et la patrouille à effectuer plusieurs visites sur place.

Lors de la précédente inspection des contrôleurs animaliers de la ville, il y a quelques jours, on a déclaré au refuge que tout était en règles. Cependant, la patrouille s’est acharnée jusqu’à trouver un moyen de mettre le refuge familial dans le trouble.

Selon les employés en charge de la gestion animalière, le permis de garde de six chiens délivré par Pierrefonds n’est pas valide, ce qui signifie que tous les chiens qui n’appartiennent pas à la propriétaire du refuge, Ariane Bédard-Roy, doivent quitter en moins de 48 heures.

Il est navrant de constater que l’application du règlement sur la gestion animalière de Montréal pénalise des gens qui sauvent des animaux, quand les propriétaires de chiens irresponsables continuent de courir les rues : pas de laisse, pas de médaille d’enregistrement, etc.