Les chiens de type Pit Bull ne disparaîtront pas du Québec


Alors que le combat à Montréal a été une victoire pour la cause des chiens bannis pour leur race ou apparence, beaucoup de québécois semblent oublier que le projet de loi 128 menace toujours de bannir les types ''Pit Bull'' et ''Rottweiler''...

Si ce dernier venait à être approuvé, de grandes conséquences s'en suivraient: mises à mort en refuges et fourrières, mais aussi des abandons ou saisies non désirés par les familles... Quand on connait bien les conséquences de la mise en place d'une telle législation, on sait pourtant que ceci ne mènera jamais à l'extinction des chiens de type Pit Bull dans un territoire! Voici pourquoi:

Pour commencer, il faut savoir que dans notre province, la grande majorité de ces chiens sont issus de croisements sur plusieurs générations. On les qualifie de ''type Pit Bull'' pour leur apparence avant tout, alors qu'en réalité peu d'entre eux ressemblent réellement aux races bannies ; ils sont tous différents! En conclusion, une portée de ''Labrador'' croisé ''Shar Pei'' pourra donner naissance à des chiots qui finiront étiquetés comme étant de type ''Pit Bull'' à cause de leur physique. D'innombrables croisements effectués chez les particuliers condamneront des chiens aux origines variées, ce qui mènera à un combat interminable pour tous les trouver.

Ensuite, il ne faut pas oublier que les gardiens de chiens irresponsables, ne s'améliorent pas avec la mise en place d'une nouvelle législation basée sur la contrainte. Des portées continueront de naître et des chiens maltraités s'échapperont de chez eux comme Lucifer l'a fait (note: ce chien est celui qui a mis fin aux jours de Christiane Vadnais). Au Québec, ces règlements condamnent les familles responsables et leurs chiens, et mènent rarement à des interventions de saisie nécessaires (négligence, maltraitance, reproduction, etc. afin de protéger le chien) lorsque cela s'applique au niveau municipal.

Pour terminer, des personnes mal intentionnées pourront profiter de la situation en faisant de la vente de chiots bannis un commerce hautement lucratif et malsain. Ils deviendront rares, et donc plus recherchés par les personnes irresponsables qui se moquent bien de mettre la vie du chien en danger en le faisant vivre illégalement dans un territoire qui le bannit. Ceci contribuera à ce que ce type de chien soit encore présent à long terme. Étant donné la façon dont les chiots et leurs parents sont traités par ce genre de personnes, nous sommes inquiets des conséquences que cela aura sur leur comportement (anxiété, protection, réactivité, etc.)

Bannir des races et les chiens y ressemblant est totalement inefficace, comme de nombreux pays et villes nous l'ont prouvé. Il faut que des solutions soient mises en place pour faire diminuer le nombre de morsures, mais celles-ci doivent viser tous les humains et tous les chiens.

Selon nos observations, le gouvernement provincial attendait de voir ce qui arriverait à Denis Coderre, mais il désire aussi savoir si les citoyens sont toujours préoccupés par le potentiel bannissement qu'il désire imposer. Vous devez continuer de vous battre pour que votre chien puisse rester libre! Même si le droit acquis existe, si vous n'avez pas les moyens financiers de le respecter, ou si vous vivez dans une ville qui le bannit déjà, alors vous ne pourrez pas le garder légalement si la province prend sa décision! Réécrivez au gouvernement, contactez les élus par mail, agissez!

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