Les chiens de type Pit Bull de Montréal mis en danger par la ville

28/03/2017

 Dimanche 26 mars, une séance d’identification canine organisée par des éducateurs canins, en collaboration avec notre organisme Protection Pit Bulls et Solidarité dans la rue, a dû être annulée suite à un message de la patrouille canine, envoyé par madame Valérie De Gagné, stipulant que « les experts qui effectueront les évaluations doivent garder en tête les lourdes conséquences que pourraient avoir une évaluation erronée pour un propriétaire de chien de type Pit bull. En effet, le résultat de cette évaluation pourrait avoir un impact important pour un citoyen dont le chien est de type Pit bull en vertu du Règlement sur le contrôle des animaux, mais qui en aurait été évalué autrement par vos collaborateurs. Au-delà du 31 mars 2017, ce dernier se verra dans l’impossibilité d’obtenir un permis spécial de garde et son chien deviendra interdit sur le territoire de Montréal. »

 

Madame Anie Samson a confirmé cela lors du conseil de ville du lundi 27 mars en affirmant que: « Lorsque les services ont averti l’organisation qui devait faire une clinique ce week-end, c’était seulement pour leur rappeler le sérieux de la façon dont ils devraient caractériser le type de chien qu’ils ont devant eux parce qu’on veut s’assurer qu’ils ne perdent pas le droit de demeurer sur le territoire de la ville si il s’avère que c’est un chien de type Pit Bull. » En résumé, si la ville estime qu’une évaluation a été erronée, le chien sera banni du territoire, mais les conséquences à cela et le processus de contre-expertise restent à ce jour inconnus.

 

En conclusion, la ville qui recommande aux citoyens de faire évaluer leurs chiens par le professionnel de leur choix depuis le début du mois de mars se réserve le droit de remettre en doute ces identifications. Suite au 31 mars, les chiens pourraient alors être bannis du territoire étant donné qu’il sera impossible après cette date de se procurer le permis spécial destiné aux chiens bannis par le règlement animalier. Il n’est pas normal que la ville n’avertisse pas les experts effectuant ces évaluations et les citoyens des risques encourus par celles-ci, car la vie de chiens est en jeu une fois de plus.

 

La ville a créé ses propres cliniques d’identification en suivant une liste de 20 critères manquant de détails, afin que les citoyens investis dans la cause arrêtent de se plaindre du fait qu’ils ne savent pas si leur chien rentre dans le bannissement ou non. Aucune communication n’a été effectuée par la ville afin d’avertir les propriétaires de chiens que de telles cliniques existaient ; tout s’est déroulé « sous la table » par du bouche à oreilles. En effet, même les employés du 311 n’étaient pas informés pour la plupart que des séances d’identification existaient, et le seul moyen pour obtenir un rendez-vous était de contacter la patrouille animalière. Selon ses dires, un employé de la ville aurait même référé une citoyenne à notre organisme pour la séance d’identification de dimanche dernier, alors que notre événement était indépendant de la ville et qu’il nécessitait des réservations.

 

Concernant les chiens qui n’auront pas reçu d’évaluation les exemptant du règlement, ni de permis spécial, madame Anie Samson a déclaré qu’ils courront le risque d’être saisis à partir du 1er avril car ils seront bannis du territoire à compter du vendredi 31 mars. Protégez votre chien en vous procurant le permis avant la date limite sinon sa vie sera malheureusement mise en danger par la patrouille animalière et autres autorités compétentes.

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